Azur

mai 11th, 2008

Quel beau dimanche ! L’Esprit de la Pentecôte nous a ramené le soleil. La plage semblait trembler comme sous juillet.

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William Merritt Chase, A la plage, 1892, Metropolitan museum New York

Pour humer la brise marine, cliquer sur la page du MET ici et zoomer.

L’heure était bleue et douce, un peu chaude, le ciel était d’azur et la mer lazuli, ces deux tons à la profondeur orientale viennent du même mot arabe.

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Robert Henri, Jeune fille assise au bord de la mer, 1893, National Gallery Washington, consulter la page du musée ici.

Les impressionnistes américains sont très attachants.

Les nuées bleues nimbent de leur azur toute la plage, heure magique, céruléenne et légère.

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Edward Henry Potthast, The balloon vendor, 1910, musée de Cincinnati

On peut voir ici d’autres plages de Potthast. Aérien et bleu !

L’heure du café

mai 10th, 2008

Quatorze heures : l’heure du café, l’heure paisible du blogue pour grillon, l’heure de la sieste pour monsieur grillon qui ne boit pas de café …
tttt, grillon, penses-tu qu’on va te croire, tu blogues à n’importe quelle heure !
taratata, l’heure du café est ma favorite, et puis, il n’y a pas d’heure pour gribouiller ou clavarder dans son journal intime.

J’ai trouvé ce tableau charmant pour illustrer la pause-blog-pause-café- au mois de mai :

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Hans Thoma, Bouquet de fleurs des champs, 1872, Nationalgalerie Berlin

C’est rare de voir en peinture et en vase un bouquet de fleurs des champs, et le joli bouquet de muguet nous précise le mois de cette saison florale.
On remarque aussi que les anses des trois contenants, vase, verre, tasse, sont orientées chacune dans un sens différent. Bel exercice.

J’ai eu récemment une discussion avec une amie autour du blogue. Elle disait, au contraire de moi, qu’un blogue ne doit pas être un journal intime, car il ne faut pas y mettre ce qu’on a de personnel et intime puisque c’est lu par n’importe qui. Vrai, c’est toute l’ambiguïté de la chose !
Chacun voit le blogue à sa façon, pour moi, c’est essentiellement un journal intime, je ne sais pas y mettre autre chose que ce que j’éprouve intimement, aime, recherche, essaie de comprendre, avec autant d’authenticité - et de maladresse - que possible.

En 2006, j’avais lu dans un magazine qu’un blogue se définit et se classe dans ces différentes catégories :
- un confessionnal virtuel
- une sociabilité amicale
- une communauté de pairs
- un groupe d’opinions

Les choses évoluent si vite avec internet, que depuis deux ans, le blogue s’est diversifié encore plus. Il est devenu aussi
- un outil commercial pour des entreprises
- un espace interactif pour la presse écrite ou la télévision, qui peut ainsi recueillir l’avis de ses lecteurs et spectateurs et faire part de ses questionnements
- un service éducatif supplémentaire
- un tremplin pour des écrivains en vue d’une possible publication …

Les magazines se réfèrent de plus en plus aux blogues pour fournir dans leurs pages des articles susceptibles d’intéresser le plus grand nombre de lecteurs. Bientôt, pour rédiger une rubrique de vie pratique, les journalistes n’auront plus qu’à faire un copier-coller de pages de blogues, parce que le virtuel de ceux-ci se met au service du vécu réel qu’on aime retrouver dans nos journaux habituels.

Comment se classer soi-même dans tout ça ?
Mon cyber-journal intime a pour moi un effet maïeutique, je l’ai dit il y a deux ans, voir ici et donc ce serait un confessionnal virtuel.
J’ai dit aussi que mon blogue était un palimpseste , voir ici , c’est normal, on évolue dans le temps, et se relire fait sourire parfois !
C’est aussi un peu une communauté de pairs, non, de mères, lol, puisque c’est une mère et femme au foyer, FAF, qui m’a donné envie de bloguer.
La sociabilité amicale me touche peu, je suis plutôt une bloguermite !
Groupe d’opinions : cela ne me concerne pas, je suis comme monsieur Darcy, j’ai une désastreuse propension à penser le contraire des autres !
On m’a plusieurs fois fait remarquer mon éclectisme, mais il est normal, évident, ontologique dirais-je, puisque cet éclectisme est la nature même de tout ce qui me passe dans la tête.

Voilà un peu la face cachée de grillon , que personne n’aura lue jusqu’au bout, parce que c’est du blabla shaggy-dog !

Pourquoi …

mai 10th, 2008

Dans la liste de liens ci-contre, le blogroll , il y a le site ” pourquois.com “. Il pose les multiples questions des ” pourquoi ? ” .
Le voici ici.
On remarque que ce site brave volontairement la grammaire en mettant un s au bout du mot pourquoi. Pourquoi est un adverbe, une conjonction, ou un nom commun invariable, et pourquoi donc invariable alors que les questions sont si nombreuses ? il faut poser la question au site !

Ce site évolue constamment et c’est bien. Des questions sont momentanément en recherche de réponses, puis passent dans la case des questions résolues. On peut envoyer sa réponse.

Une question m’avait intéressée :
Pourquoi la Vénus de Milo n’a-t-elle plus de bras ?

Mon mari avait la réponse dans sa bande dessinée favorite, Le Chat de Philippe Geluck . Ces florilèges sont tordants, et je me permets de montrer ici la réponse de Philippe Geluck à cette question passionnante, j’espère qu’il ne m’en tiendra pas rigueur, il me fait parfois tellement rire que les bras m’en tombent !

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La vraie réponse se trouve dans le site, cliquer sur la question !

Portes libertines

mai 9th, 2008

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Fragonard et Marguerite Gérard, Le baiser à la dérobée, vers 1785-88, Ermitage Saint Pétersbourg
La notice du musée est ici.

Le baiser se dérobe à l’improviste, le regard enrobe amoureusement, et la robe se déploie magnifiquement !
On se dévergonde entre les portes dont les gonds gémissent !
Portes closes sur tous les vices, la vertu dévisse …
Hum, j’arrête de jouer sur les mots et laisse la parole à Choderlos de Laclos :

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Elle était dans son premier sommeil, et dans celui de son âge, de façon que je suis arrivé jusqu’à son lit, sans qu’elle soit réveillée. J’ai d’abord été tenté d’aller plus avant, et d’essayer de passer pour un songe; mais craignant l’effet de la surprise et le bruit qu’elle entraîne, j’ai préféré d’éveiller avec précaution la jolie dormeuse, et suis en effet parvenu à prévenir le cri que je redoutais. (…)
La petite fille, tout effarouchée, a voulu crier de bonne foi; heureusement sa voix s’est éteinte dans les pleurs. Elle s’était jetée aussi au cordon de sa sonnette, mais mon adresse a retenu son bras à temps. (…)
Une main occupée par la force, l’autre par l’amour, quel orateur pourrait prétendre à la grâce en pareille situation ?

Monsieur de Valmont me fait rire quand il prétend vouloir passer pour un songe !
En réalité le coquin s’apprête à faire sauter le verrou de la petite Cécile de Volanges.
Dans le Verrou de Fragonard ( Louvre ) , le fougueux jeu de lumière établit une liaison dangereuse entre la pomme et cette main occupée par la force contre la porte.
Peinture et littérature se répondaient brillamment dans ce vibrant XVIIIème siècle.

Le printemps en Bretagne

mai 9th, 2008

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Le printemps, en Bretagne, est plus doux qu’aux environs de Paris, et fleurit trois semaines plus tôt. Les cinq oiseaux qui l’annoncent, l’hirondelle, le loriot, le coucou, la caille et le rossignol, arrivent avec des brises qui hébergent dans les golfes de la péninsule armoricaine. La terre se couvre de marguerites, de pensées, de jonquilles, de narcisses, d’hyacinthes, de renoncules, d’anémones (…) Des clairières se panachent d’élégantes et hautes fougères; des champs de genêts et d’ajoncs resplendissent de leurs fleurs qu’on prendrait pour des papillons d’or. Les haies au long desquelles abondent la fraise, la framboise et la violette, sont décorées d’aubépine, de chèvrefeuille, de ronces dont les rejets bruns et courbés portent des feuilles et des fruits magnifiques. (…) chaque pommier, avec ses fleurs carminées, ressemble à un gros bouquet de fiancée de village.

Chateaubriand mélange un petit peu les saisons dans ses Mémoires d’Outre-tombe , car les ronces donnent leurs fruits dans la seconde moitié de l’été, mais à part cela, ses souvenirs correspondent toujours à notre réalité bretonne et actuelle. Dans notre jardin, les fraises des bois envahissent même un peu trop les parterres et les allées, les jacinthes, ou hyacinthes, tapissent de plus en plus les talus, c’est beau, c’est bleu comme le ciel qui s’inonde d’outremer quand il fait beau.
Mais aujourd’hui il pleut ! Et c’est bon ! bon pour les plantations, bon pour ce climat dont on dit qu’il se réchauffe et s’assèche. Non, chaque bonne pluie nous ramène à la sagesse de la nature.

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Etrange, Chateaubriand ne cite pas l’ancolie qui vagabonde pourtant librement de prés en jardins …

Les boîtes de Sébastien

mai 8th, 2008

Sébastien Stoskopff m’étonne toujours. C’est l’homme qui met les verres dans des corbeilles ! Idée saugrenue, mais j’ai fait pareil !
Revoir ses tableaux sur cette page.

Outre les paniers en osier, il affectionne les boîtes :

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Sébastien Stoskopff ( 1597-1657 ), Boîte et nautile, 1630, Metropolitan museum of art New York
La page du MET est là.

C’est une boîte à bonbons, fruits confits, une bonbonnière.

La sobriété de cette nature morte est étonnante, n’est-ce pas ?
Toutes les matières sont lisses et impeccabes, nacré luisant des coquillages, nacré mat du bois poli, de la table en pierre …
Stoskopff est alsacien, né à Strasbourg, parle français, et il est luthérien. Le musée de l’Oeuvre Notre Dame de Strasbourg conserve une belle collection de ses tableaux, et j’aimerais bien un jour aller la visiter. Je ne sais pas comment ce peintre de nature morte se forma. Il partit vivre en France pendant une vingtaine d’années, à Paris, et l’Edit de Nantes lui permit de pratiquer sa religion librement. Il y a dans le dépouillement de ses oeuvres un caractère protestant, mais je me demande s’il n’a pas rencontré à Paris Lubin Baugin, et n’aurait pas été séduit par l’extraordinaire pureté des natures mortes de ce dernier. Peut-être n’est-ce qu’une autre idée saugrenue de ma part.

Autres coquillages, ces beaux objets de collection :

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Sébastien Stoskopff, Statuette , boîte et coquillages, musée du Louvre
Page du Louvre ici.

Boîte à quoi ? à malice, à gants, à lettres, à idées, trouvailles, à petit-truc-qui-ne-sert-à-rien-mais-qu’on-ne-peut-pas-jeter ?!

On remarque dans cette nature morte son épatante géomètrie, jeu de lignes droites, courbes, affirmées ou évanescentes, fuyant vers un infini mystérieux.

Boîte surmontée d’une autre boîte, cranienne :

null Détail d’une nature morte conservée au musée de l’Oeuvre Notre Dame de Strasbourg.

Comme le dit le site du Louvre, Stoskopff aimait placer dans ses oeuvres des gravures de Callot ou de Rembrandt.

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Sébastien Stoskopff, Les cinq sens, musée de Portland

L’an dernier , j’ai admiré au musée Boijmans de Rotterdam ce tableau de Stoskopff :

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Ma photo n’est pas idéale, mais le tableau me semble merveilleux, la nature morte trouve son parfait équilibre dans celui, élaboré, des trois livres, et la bougie répand doucement sa cire au bord de la table, telle un sablier lumineux. La flamme est éteinte, car à cet instant précis, le temps suspend son vol au dessus de ce petit dessin. Prenons ce temps pour l’observer.

Ancolies

mai 7th, 2008

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Albrecht Dürer, Ancolie, aquarelle, 1503, Albertina Vienne

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A nouveau cinq cents ans séparent ces deux images. Et toujours l’oiseau met l’ancolie au jardin follet, la fleur sauvage et pourtant si gracieuse le rend en mai soudain plus sage, démodé, presque élégiaque .

Je suis privée d’appareil photo :( . La chaleur venue ces jours-ci a fait éclore les ancolies partout dans le jardin et dans tous les tons de bois de rose, mauve, violet, bleu pastel … et mon joujou me manque pour les surprendre dans leur fragilité délicieuse.
J’ai porté mon appareil à nettoyer, et le délai cruel est de trois semaines. Quand on a comme moi le reflex quotidien au jardin, l’attente est longue !
Ces appareils prennent la poussière, paraît-il, de manière aussi inévitable que les humains des cheveux blancs. C’est stupide de s’en séparer à la belle saison, mais comme ma garantie expire bientôt, je voulais profiter d’un dépoussiérage gratuit.

Le jardin est si beau que je vais regarder dans mon catalogue Super U si je peux obtenir un APN en cadeau avec mes points ! Nous allons manger des choses bizarres, des autretés que je n’aurais jamais eu idée d’acheter, uniquement pour cumuler des points ! Ca me rappelle David Abiker !
Entre mes points super U et mes photos destinées à mon blogue, je recoupe deux chapitres excellents de cet auteur ! Vive lui !

Une porte gothique

mai 6th, 2008

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Carl Philipp Fohr ( 1795-1818 ), Portail gothique au château de Heidelberg, vers 1814, aquarelle, musée de Berlin

J’avais délaissé ma série des boîtes et portes, car, comme d’un jouet ou un feuilleton, on se lasse des séries, mais comme c’est ludique, on y revient !
En réalité, cette aquarelle, qui est présentée ce printemps-ci à l’exposition des dessins allemands au musée de la vie romantique à Paris, illustre tout à fait ce que je suis en train de lire dans le livre épatant de René Girard intitulé “ Achever Clausewitz “. L’allemand Clausewitz s’opposait au français Napoléon, et l’ouvrage nous fait entrer dans les courants de pensée des deux pays à cette époque de 1814 .

Fohr aimait les châteaux forts ! Il est né à Heidelberg dans le Baden-Würtemberg, ville dominée par un imposant château du moyen-âge et traversée par le Neckar.
Je l’ai visité , ce château fort impressionnant qui conserve la plus grosse barrique à vin du monde !

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Carl Philipp Fohr, Château de Heidelberg, huile sur toile, 1815, musée de Darmstadt

Hölderlin, poète contemporain de Fohr, était né aussi dans le Würtemberg sur les bords du Neckar, et, parmi ses nombreux poèmes fleuves et fluviaux aux méandres romantiques, il en dédia un au Neckar.

Fohr est mort très jeune comme de nombreux artistes de son époque ( ça aussi c’est romantique , de mourir jeune ) , il s’est noyé en se baignant dans un fleuve, pas le Neckar mais le Tibre à Rome, et il s’émerveillait pour le moyen-âge allemand, une nouvelle tendance typiquement romantique en Allemagne et en Angleterre vers 1810-15, alors que la France se voulait néo-classique.

Sous Napoléon 1er, la France pensait ” antique ” , et l’Allemagne pensait ” ancien “.

L’art gothique a d’ailleurs une appellation germanique, alors qu’il est, semble-t-il, né en France. L’art roman s’appelait aussi ” gothique ancien ” car on pensait que son origine venait des Goths.
Napoléon avait compris que l’intérêt de l’Empire était du côté du classicisme, contre le romantisme allemand et anglais, ces deux modèles que les Français se choisiront après le congrès de Vienne. Germaine de Staël écrivit une histoire de l’Allemagne, son prénom l’y prédisposait (lol ), et son De l’Allemagne , publié en français en 1813, louait le romantisme allemand et se dirigeait contre Napoléon. Mais Germaine de Staël essaya surtout de tisser un vrai dialogue entre les Français et les Allemands, de créer une alliance entre le meilleur des Lumières et le meilleur du romantisme, elle avait compris avec une grande clairvoyance que c’était dans ce dialogue que résidait l’essence européenne.

Bref, je ne m’étends pas plus longuement sur Clausewitz, Napoléon et cette brave Germaine. Je montre seulement cette aquarelle romantique et mélancolique, ce portail gothique choisi par l’allemand au moment où David et ses élèves peignaient des portiques romains, cette charmante ogive gothique dessinée par Fohr, qui révèle discrètement la présence d’une autre ogive.
C’est cet arc brisé en ogive qui distinguera le gothique du roman, et certains historiens auraient préféré appeler l’art gothique, l’art ogival.
Du médiéval ogival, Perceval ! ( hum, grillon :( ! )

Minceur

mai 6th, 2008

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Ma fille m’a envoyé cette image amusante qui me ressemble.
Le marché de la minceur me paraît être un scandale face à la faim dans le monde. Marché juteux qui profite de la confiance des femmes à qui l’on vend, hors de prix, des produits aux appellations improbables, invraisemblables, mais tellement prometteuses, surgies de l’imagination chafouine de marchands d’orviétan du temps actuel.
Amère, jalouse de la taille fine de mes congénères, paresseuse et faisant du régime jockey le synonyme de procrastination, me dira-t-on !
Mais si nous versions l’argent que nous dépensons pour ces sachets de perlinpimpin amincissant à des associations humanitaires, nous garderions certes nos capitons, mais aurions la conscience plus légère, non ?

Violettes

mai 6th, 2008

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Cinq cents ans séparent ces deux images de violettes.

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Albrecht Dürer, Bouquet de violettes, aquarelle, 1503, Albertina Vienne

Le petit bouquet rond de violettes est éternel.

Ah la silhouette d’Odette, sa jolie toilette, avec un bouquet de violettes à son corsage !
Marcel Proust l’a rêvée, choyée :

sa démarche sous un chapeau à la Rembrandt, avec un bouquet de violettes au corsage .

( A la recherche du temps perdu, Un amour de Swann )

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Rembrandt, Saskia, musée de Berlin … cela fait bien la cinquième fois que je montre ce dessin dans mon blogue, je ne m’en lasse pas.

Les violettes sont simplettes, désuètes, discrètes, elles ont donné leur nom à une personne de caractère particulièrement humble.
Elles tapissent les sous-bois et illuminent leur pénombre de leurs lucioles. Je les aime à la folie, leur couleur, leur parfum, leur saveur …

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Mon bonbon préféré est la bêtise de Cambrai à la violette . Jumelage gastronomique subtil et sublime entre les villes de Toulouse et de Cambrai !
Mais oh malheur, je ne trouve plus ce parfum de bonbon, il semble que sa fabrication soit arrêtée. Quelle bêtise !
Si par hasard quelqu’un trouve encore un paquet de bêtises de Cambrai à la violette en vente dans un magasin, s’il vous plaît, qu’on me le signale !

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