Ah le beau dimanche ensoleillé !
Les vacances se terminent et le soleil est enfin de retour dans une cruelle insolence .
” Journée ensoleillée ” est le titre d’un joli tableau que voici :

Emile Claus ( 1849-1924 ), Journée ensoleillée, 1899, musée des beaux arts de Gand
Emile Claus est un artiste belge connu pour son luminisme, il a décrit la vie rurale flamande.
Cet été ne fut pas celui des méduses, mais des sèche-linge. Les magasins avaient fait provision de climatiseurs, et furent en rupture de stock pour les sèche-linge. Le nà´tre a d’ailleurs expiré en juin et nous avons dû en racheter un neuf qui a déjà bien tourné .

Renoir, Art Institute Chicago

Camille Pissaro, Femme étendant du linge, 1887, musée d’Orsay
Rien ne vaut cependant la sèchage au grand air, quand on peut conduire le panier au jardin, le soleil et le vent imprègnent le linge de leurs senteurs campagnardes.

Berthe Morisot, Etendage de la lessive, 1875, National Gallery Washington
Le soleil et le vent animent aussi les tableaux de leurs taches colorées et mouvantes.
Je m’étonne toujours que ce sujet banal des lavandières ait attiré le regard des peintres, mais il est vrai qu’un drap blanc claquant au vent procure autant d’intérêt et de charme qu’une voile de bateau ou le chàle d’une dame.

Jean Honoré Fragonard, Cascatelles de Tivoli, musée du Louvre
Ce magnifique tableau de Fragonard provient de la collection du docteur La Caze. Il croyait, en l’achetant, que c’était une oeuvre de Hubert Robert. Effectivement, ces ruines peuvent laisser penser qu’il s’agit d’Hubert Robert. Le linge suspendu dans le haut de la vieille tour démantelée apporte son éclat sur le fond sombre de la végétation, et comme il semble immobile, on suppose que l’air est chaud sans la moindre brise, et les femmes frottent avec courage.
Voici justement un tableau de Hubert Robert, qui traite le même sujet :

Hubert Robert, Clark Institute, Williamstown
Espérons que la lessive était terminée, car le petit garçon arrose le bassin !
Ah, quand les peintres s’étendent sur le linge, on reste suspendu à leurs toiles !





