Je, d’un accident ou d’amour

Parmi tous les livres que je croque, il en est un que j’ai lentement dégusté, relu, mastiqué, dans une manducation étonnée, émerveillée.

Voici la gourmandise :

Loïc DemeyJe, d’un accident ou d’amour
éd. Cheyne,
C’est la troisième édition depuis 2014

Cette collection de petits livres gris de chez Cheyne Editeur réserve souvent de belles surprises qui nous grisent.

Celle-ci est une prouesse d’écriture, un texte concis, qui n’a rien de verbeux, et pour cause, le verbe est absent.
Au commencement était le Verbe, dit l’Evangile, ici il n’apparaît qu’à la fin, à la dernière page.

Il s’agit d’une histoire d’amour, le lecteur la découvre dans l’esquisse, il doit lire entre les substantifs qui remplacent de manière poétique le verbe conjugué ou à l’infinitif.

En tentant d’imiter l’écrivain, je dirais que « le coup de foudre tumulte la tête du narrateur, et nous lecteurs émotion devant le chaos des phrases, les tas amoureux. Gisement de mots qui pépites, éclats, diamants, gemme ! Beaucoup 🙂 . »

Impossible de choisir un petit extrait, tout est beau, étrange et malicieux, l’amour se conjugue à la perfection sans verbe aucun.
Un bref passage tout de même, le premier baiser :

      Elle se saphir dans le regard, paupières précieuses et clignements.
      Je la lèvres. Enfin.

Une réflexion au sujet de « Je, d’un accident ou d’amour »

  • 16/05/2017 à 08:56
    Permalink

    Pour une lecture rapide crise !
    Divertissement texte en pointillés !
    Matière grise ébullition.
    Révolution ou révolte ?

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