Comment raconter la lumière

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Récemment, avec deux dames, je discutais de lecture, l’une préférait les biographies, l’autre des romans bien ancrés dans la réalité, elles se moquaient du style, pourvu qu’on apprenne des choses intéressantes, et chérissaient les phrases courtes. Je me démarquais en révélant mon amour de Proust et mon besoin quotidien de poésie. Heureusement pour les libraires, les lecteurs sont multiples !

Je croise rarement des toqués de poésie, mais je rencontre par bonheur des poètes, et voici le tout frais recueil au joli nom :

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      Corinne Pluchart, Fragments, éd. Vagamundo, août 2016

Comment le décrire ? C’est si difficile de transmettre une image juste de la poésie quand tout n’est que ressenti intime, écho personnel ou même hyperesthésie. Le charme de ce livre est tout bonnement indicible puisque je ne sais pas le dire avec les bons mots !

Un extrait:

      Lumière

      Comment raconter la lumière ?
      – Une grâce de l’ombre
      – Un filet d’eau pure
      – Un chemin.

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    Cette semaine je me suis encore laissée tenter par plusieurs livres de poésie … sur amazon je parviens à résister, car je sais bien que si on clique dessus, on claque des sous, mais quand mes pas me conduisent en ville dans une librairie, le livre me fait son numéro de charme entre mes mains, je craque et je croque !

    Comme c’est l’été, c’est le mot feuilles qui m’a emballée.

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      Walt Whitman, Feuilles d’herbe, traduction de Jacques Darras, éd. Poésie/Gallimard
      Nicole Laurent-Catrice, Un front de feuilles, éd. La Part Commune, janvier 2016.

Des livres à lire au jardin, dans un clapotis de soleil sous les feuilles d’un grand arbre …

L’idée végétale et rafraîchissante des feuilles me fait découvrir un poète américain surprenant, Walt Whitman, né dans l’île Long Island en 1819, mort à Camden, le pays des soupes Campbell, en 1892. Il y a quelque chose en lui d’Andy Warhol !
J’y reviendrai.

Nicole Laurent-Catrice part de la feuille pour envisager l’arbre tout entier, le défendre et lui rendre hommage.
Emouvant et beau.
On n’aimera jamais trop les arbres.

Ma belette au pelage de jais, tapie dans l’ombre, guette la lumière de ses yeux fougères …

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2 réflexions au sujet de « Comment raconter la lumière »

  • 21/08/2016 à 09:14
    Permalink

    Meiner Meinung nach ist der Titel oder die Ansage bereits eine Art Themenfassung.
    Man kann ein Gedicht grammatikalisch oder/und dem Stil entsprechend analysieren. Jedoch der Sinn und die Schöheiten der Sprache werden auf einer nicht fassbaren, emotionalen Ebene übermittelt.
    Bon dimanche
    Margrith

  • 21/08/2016 à 10:04
    Permalink

    Hallo Margrith, ganz genau ! J’essaie de traduire ton avis : le titre donne déjà une version du sujet. On peut analyser un poème selon sa grammaire ou son style, mais le sens et les beautés de la langue sont rendus par le domaine de l’émotion et de l’insaisissable.
    Tout à fait ! On se laisse entraîner par le titre d’une oeuvre qui indiquera l’ambiance et ensuite … le charme ne s’explique pas !
    Einen schönen Sonntag auch ! 😀 !

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