Aujourd’hui, Marc Baron

Cette semaine, j’ai découvert un poète et c’est toujours une fête.
Marc Baron est son nom, son livre est oblong, et marron.
Quand j’ai vu que Gilles Baudry l’avait préfacé, je l’ai acheté les yeux fermés.
Ma confiance est récompensée.

31ScGXjuAwL._SX273_BO1,204,203,200_ Marc Baron, Dans le chemin qui s’ouvre, éd. Vagamundo, juin 2015

Ce recueil de poèmes se divise en deux parties, la première s’intitule Aujourd’hui, la seconde Jour et nuit.

Chaque poème de la première partie commence par le mot « aujourd’hui ».
J’ai été impressionnée, j’ai commencé chacun de mes articles cette semaine par « aujourd’hui » !
Mais l’imitation s’arrête là, mes petits textes n’atteignent en aucun cas la profondeur des poèmes de Marc Baron.

Sa sensibilité m’a beaucoup touchée. Simplicité des mots, regard étonné sur le monde, méditation du quotidien.
Je laisse le poète de Landevennec, Gilles Baudry, résumer l’impression de sa lecture :

Lire Marc Baron, c’est comme écouter une source qui éveillerait en chacun cette « mélodie des choses » évoquée par Rilke, ce battement secret du coeur. Du coeur du monde.

Cette mélodie des choses fut si bien éveillée en moi que j’eus envie de suivre, bien modestement, son élan.

      Un extrait :
      Itinéraire

      Aujourd'hui, jardin du matin
      j'ai planté des lavatères
      j'ai creusé dans mon passé

      On en finit jamais de vouloir comprendre
      pourquoi on est passé par là
      pour en arriver à ce lopin de terre
      qui a toute sa place au cadran universel.

      25 juin 2014

2 réflexions au sujet de « Aujourd’hui, Marc Baron »

  • 08/08/2016 à 11:15
    Permalink

    Aujourd’hui les vents m’ont dit
    de reprendre la lecture de la prose
    et des vers que Grillon de sa belle plume
    sait mettre noir sur blanc ou blanc sur noir
    selon qu’il s’agit d’une heure de la nuit
    ou du jour où elle imprime
    ses traces écrites.

    Aujourd’hui est donc jour de fête
    Grillon se pare de ses atours et
    partage tout ce que ses sens
    captent au creux d’un oreiller bien douillet
    ou dans le jardin de ses lectures ou oeuvres
    recréatives dès lors qu’elle pense écrire.

    Aujourd’hui je lui dois un grand merci
    d’éveiller nos imaginations
    d’ouvrir nos champs culturels
    de nous faire voir et sentir
    jour et nuit, sous le soleil ou la pluie
    les parfums et les musiques
    de la douce vie.

  • 08/08/2016 à 13:28
    Permalink

    Oh, Mi♭ , je fonds ! Merci 😀 et bonne semaine à vous !

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