Un dé de bronze

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Un après-midi au musée
Musarder, s’amuser, regarder ce qui est bien gardé
Saisir, prendre à la volée quelques photos, ravir le regard immobile d’une statue comme si c’était immortaliser le saut d’un écureuil sur sa branche
Se ravir de détails, joies de l’infime
Admirer, goûter, butiner, et dans la carte mémoire découvrir le butin …
les trouvailles opimes …

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On a beau bien connaître son ami le musée, on éprouve toujours du plaisir, comme auprès d’un ami fidèle, à passer quelques heures en sa compagnie.
Alors que la foule se presse dans les boutiques qui soldent, certains se reposent et contemplent, sous l’oeil vigilant d’un ange.

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Mon oeil, lui, n’est pas très observateur. Je n’avais jamais remarqué le doigt de la jeune brodeuse de René Quillivic. Et pourtant, que de fois l’ai-je scrutée ! J’aurais dû me douter qu’une brodeuse ne travaille pas sans …

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      … son dé.

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Je peux être fière, la première fois que je vois un dé de bronze, c’est au musée de Quimper !

La petite Bretonne brode de vives couleurs, on les imagine pareilles à celle de la peinture, comme elle bretonne, ces couleurs franches du bout de la terre en pleine saison, automne de feu, hiver de porcelaine, printemps de contraste

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Si une statue dans un musée possède un appendice, un ergot, un cap, une péninsule, soyons assuré qu’il sera caressé !

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      le petit sabot s’en trouve verni

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Le petit tonneau est en cage de verre

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Merveilleux musée de Quimper ! (son site est ici.)
Si un tour en ville s’impose en cette période de soldes, allons plutôt au musée, ça coûte moins cher !

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7 thoughts on “Un dé de bronze

  • 30/06/2014 at 16:39
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    Si je ne m’abuse, Grillon a une petite collection de dés à coudre. Elle ne pourra pas y adjoindre celui-ci, mais elle nous le donne à contempler !

    Quant au pied/appendice de la belle bretonne, si gentillement proposé aux caresses des passants – admirateurs, il subit le même sort que le pied du grand St Pierre de Rome, en bronze lui aussi, lustré depuis des siècles par des marées humaines de visiteurs pèlerins, orants ou superstitieux, qui lui arrachent un peu de poussière en guise de grâces et protections.Voilà des statues populaires , à Rome comme à Quimper ! elles nous attendent patiemment .

  • 30/06/2014 at 17:05
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    Ma collection de dés est uniquement virtuelle ! Elle se limite à la rubrique ou catégorie « le dé à coudre » qui figure dans ce blogue, c’est tout !
    Il faudra un jour que j’aille voir cet illustre pied de Saint Pierre à Rome. Certaines statues se font cirer les pompes, et d’autres se laissent peloter ailleurs, d’une manière quelquefois indécente !

  • 01/07/2014 at 16:16
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    Qu’il est beau « ton » musée ! J’aime beaucoup cette statue, son dé et son pied verni !

  • 01/07/2014 at 20:30
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    Le pied de St Pierre à Rome vaut le détour. J’avais été très émue en le touchant du bout des doigts, il y a quelques années, parce-que ce bronze porte en lui quelque chose d’indicible qui ouvre sur l’au-delà de la matière.
    Les poussières que nous sommes ne sauraient l’empoussiérer.

  • 02/07/2014 at 01:28
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    Une incursion virtuelle en attendant un prochain voyage en la ville dite éternelle : http://www.romevisite.com/basilique-saint-pierre-de-rome-au-vatican/
    Pour nous distraire agréablement, mettons un fond musical : entre Mi♭ et Fa# il y a beaucoup de propositions possibles ; pour être un peu bateau, pensons à l’adagio d’Albinoni , par exemple: une prière dansante, qui nous extrait du musée et nous porte à l’indicible… communion.

  • 02/07/2014 at 18:07
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    Pour entendre de la polyphonie de la Renaissance ou de la période Baroque c’est ici (enfin si ça fonctionne ) :

    http://blogfadiese.wordpress.com

    A la fin du XVI siècle le maître de chapelle à la Chapelle Sixtine à Rome, était Palestrina, mais là, je vous propose Marin Marais, il nous sonne les cloches au clavecin, c’est magnifiquement bien fait.

  • 03/07/2014 at 20:02
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    Ma/rin /Ma/rais, Ma/rin /Ma/rais, Ma/rin /Ma/rais, : quatre syllabes ou quatre notes pour les cloches qui sonnent en basse continue, pratiquement, pendant dix minutes ; normal c’est le bourdon ! Fa/Mi/Re/Do ; Fa/Mi/Re/Do ; Fa/Mi/Re/Do et on s’y tient, a tempo SVP, pendant que la main droite voltige, virevolte, s’accorde les mille facéties d’un carillon : c’est à l’image de la procession qui défile devant le St Pierre coulé au XIII s et placé au pieds de la 1° colonne droite qui soutient la célèbre coupole romaine.

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