Adriaen Coorte

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Joie 🙂 , grâce à internet j’ai pu commander ce beau catalogue de l’exposition Adriaen Coorte qui se tient au Mauritshuis de la Haye en ce moment !
Voir la page du musée.

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Adriaen Coorte, Nature morte aux asperges, 1697, Papier marouflé sur bois, 25×20,5 cm, Rijksmuseum Amsterdam

J’ai déjà  montré un tableau de Coorte dans un article sur les asperges ( revoir ici ) , car le peintre aux asperges, c’est bien lui !

Il est le seul avec Edouard Manet à  avoir peint des asperges isolées, en unique sujet du tableau. Il en a peint beaucoup, des bottes et des bottes.

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Adriaen Coorte, Asperges, grappe de groseilles et pot de fraises, 1698, musée de Dordrecht

On ne sait pas grand chose d’Adriaen Coorte . Il naquit sans doute à  Middelburg en Zélande vers 1660 et mourut après 1707. Il travailla à  Middelburg, fit son apprentissage à  Amsterdam, et se spécialisa dans la nature morte. Je ne détaille pas plus, parce que ce serait barbant à  propos d’un artiste aussi inconnu que celui-là  !

Les asperges poussent null bien en Zélande, terre sablonneuse entre ciel et mer.
Ci-dessus tableau conservé à  la National Gallery de Washington. Explications du musée ici.
Coorte préfère la variété sélectionnée des asperges blanches, trempées d’outremer et de rose, aux épis finement pignochés d’azur et de mauve, et il fait surgir ces nuances célestes aux couleurs d’aurore, ébauches d’arc-en-ciel (ces tournures littéraires sont de qui ?!) sur un mur généralement sombre.

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Adriaen Coorte, Groseilles, 1701, musée de Cleveland

Coorte a peint de nombreuses fois les fraises, qui n’étaient pas encore les grosses fraises ramenées du Chili par Amédée François Frézier ( lire ici. ) et les groseilles, rouges ou blanches, qui prêtaient à  son pinceau minutieux des transparences et des nervures très délicates.

Middelburg, que j’ai visitée l’an dernier, voir cette page, était le deuxième port le plus important de la République, port de la VOC, la compagnie des Indes orientales.
null Les bateaux ramenaient toutes sortes de produits exotiques, et Coorte a dû être séduit par ces fabuleux coquillages des océans lointains, que des collectionneurs et des artistes aimaient rassembler dans leurs cabinets de curiosités. Rembrandt en a dessiné aussi.

L’exposition de La Haye montre les deux tableaux de Coorte conservés au musée du Louvre :

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Adriaen Coorte, Cinq coquillages, 1696, Louvre
voir la page du Louvre ici

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Adriaen Coorte, Six coquillages, 1696, Louvre

Les circonvolutions gracieuses de ces coquillages le changeaient de la rectitude de l’asperge !

Le siècle d’or de la peinture hollandaise était déjà  passé, mais à  l’aube du XVIIIème siècle, il avait de biens beaux restes.

4 réflexions au sujet de « Adriaen Coorte »

  • 27/04/2008 à 14:01
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    Ce qu’il y aussi de bien avec internet c’est que l’on découvre des choses fort intéressantes. Par exemple on va chez Grillon et on apprend l’existence du peintre Adriaen Coorte. Voilà aujourd’hui j’ai appris quelque chose, merci Grillon !

  • 27/04/2008 à 14:38
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    you’re welcome ! 🙂
    Bon, ça ne sert sûrement pas à grand chose de connaître l’existence de ce peintre, mais ça me donne envie d’aller voir ses coquillages au Louvre !

  • 12/06/2008 à 15:53
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    Voiçi d’autres asperges , voir le site thierry-danglahant.hautetfort.com
    bravo pour le site.

  • 25/09/2008 à 21:37
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    Un très jolie site… je ne savais pas que dans la famille nous avions des artistes … cela me donne envie de découvrir un peu l’art … 🙂

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