Mary Cassatt, Femme avec un collier de perles dans une loge, 1873, musée de Philadelphie, page du musée
Irène Némirovsky me rend gourmande, j’avale ses nouvelles sans pouvoir me rassasier.
J’ai goûté avec joie ses petites friandises, les micro-pièces de théâtre de Nonoche qui mettent en scène deux gamines délurées à la gouaille réjouissante, et j’ai adoré Le Bal au point que j’ai emprunté à la bibliothèque le CD du livre lu pour en savourer encore la teneur caustique et sentimentale.

Il s’agit d’une satire mordante des nouveaux riches, et dans la version lue, l’autre Irène, Irène Jacob apporte par sa voix un charme supplémentaire. Cette actrice, qui tourne souvent dans des films en langue anglaise, imite merveilleusement l’accent de la gouvernante anglaise.
Cette nouvelle, Le Bal, fut adaptée au cinéma en 1931, et le rôle de la jeune Antoinette fut confié à une jeune fille du même âge, quatorze ans, Danielle Darrieux. C’était là son premier rôle au cinéma.
Elle en parle dans ce petit film de l’INA :
Dans le même genre, la nouvelle David Golder est une satire des nouveaux riches, plus cruelle encore, et l’histoire est particulièrement poignante. Irène Némirovsky sait entretenir le suspense. Les femmes croulent sous les bijoux, les perles énormes, elles ne vivent que pour l’argent, Zola paraît fade en comparaison !
Ma boulimie de Némirovsky me fait penser à mon appétit pour les nouvelles de Maupassant il y a vingt ans. Elles ont un point commun, une observation aiguë du comportement humain et des descriptions épatantes.
Je vais me plonger maintenant dans Suite Française que je n’ai jamais pris le temps de lire à sa sortie en librairie en 2004. Il y a un temps pour tout, même à retardement !

Tu me donnes très envie de me plonger dans David Golder qui figure déjà dans ma PAL.
J’avais été bluffée par le style de Nemirovsky dans Suite française (la description de la débâcle et de l’exode devant l’avancée des Allemands est particulièrement réussie!)
La nouvelle Le bal m’avait beaucoup plu aussi.
Très beau choix de tableau!
ça donne envie ! Je vais fouiller dans la bibliotheque maternelle, merci mesdames !
J’ai beaucoup aimé cette nouvelle aussi. J’aimerais maintenant l’écouter, lue par Irène Jacob. Ce doit être succulent!
Je viens de terminer ‘La symphonie de Paris » que j’ai aimé « très beaucoup » comme disent les enfants, nouvelles conçues pour une éventuelle adaptation au cinéma, mais…j’aime tout chez Nemirowsky!!! Le vin de Solitude, le Malentendu et Jézabel, plus qu’un écrivain, c’est une artiste des mots et de l’observation de l’âme humaine: une très très grande DAME!
J’ai une pile de vieux « Marie-Claire » d’avant guerre, il va falloir que j’aille fouiner dedans, je retrouverai peut-être de petites nouvelles qu’Irène Némirovsky écrivait pour ce magazine !
!
Il y a toujours dans ses nouvelles une dimension dramatique, dans « Noël » dont j’avais parlé avant Noël, se noue à côté des réjouissances festives le drame d’une jeune fille enceinte, délaissée par son copain et qui veut mettre fin à ses jours. Cela augmente encore la folie superficielle et commerciale ( déjà à l’époque !) qui entoure souvent la fête de Noël.
Je suis en train de lire « Les mouches d’automne » qui se passe dans la neige en Russie, mmmm
Merci pour cette incitation. Je n’ai lu que l’admirable mémorable « Suite française » (justement si douloureusement tronquée de sa suite). Je vais m’empresser de découvrir les Nouvelles.
Merci aussi pour cette petite parenthèse acidulée de Danielle Darrieux, une autre amoureuse des bouledogues français, femme délicieuse que j’ai eu le bonheur de savourer sur scène dans Gigi.
si tu dis que les nouvelles te font penser à celles de Maupassnt, alors nul doute que cela doit être succulent à lire …
je me fie à toi et je vais regarder à la médiathèque si j’en trouve un …