Renoir, La parisienne, 1874, National Museum of Wales Cardiff, page du musée
Pour Marie-Magdeleine qui aime tant le bleu, je blogue aujourd’hui autour de cette robe d’un bleu étourdissant.
Renoir a peint ce tableau en 1874 et le fit figurer la même année dans la fameuse et première exposition de ces peintres qu’on allait appeler par la suite impressionnistes.
« Impression d’azur » aurait pu s’appeler ce portrait. Le modèle est probablement madame Henriette Henriot, une jeune actrice que Renoir a souvent peinte, mais son idée était de représenter la parisienne typique, coquette et trotte-menu.
Le site du musée de Cardiff reporte ce qu’un journaliste écrivit à propos de ce tableau lors de l’exposition de 1874 :
C’est à peine si l’on entrevoit le bout de sa bottine, pareil à une petite souris noire. Le chapeau, presque sur l’oreille, est d’une coquetterie téméraire ; la robe est trop close. Rien de plus irritant que les portes fermées. Est-ce un portrait, ce tableau ? Cela est à craindre. Le visage, bizarrement vieillot et puéril aussi, sourit d’un faux sourire. L’ensemble, pourtant, conserve quelque chose de naïf. On dirait que cette petite personne fait exprès d’être chaste. La robe , fort bien peinte, est d’un bleu céleste.
Le commentaire était rude, les critiques avaient la dent dure contre ces artistes d’un genre nouveau.
Néanmoins, la robe est un merveilleux morceau de peinture, les plis, les volants, les bouillonnés, les ganses et les boutons font valser la lumière et chanter la couleur. Une joyeuse fête du bleu.
Et pour Marie-Magdeleine, une ancienne chanson que j’aimais quand j’étais petite fille :

ah merci ça me touche beaucoup !
je partage !
Que ce tableau est joli ! Il aurait pu figurer sans rougir dans l’exposition du Musée d’Orsay sur l’impressionnisme et la mode.
Pour le rendu des tissus et des élégances, j’aime aussi beaucoup la virtuosité enlevée des peintures de Giovani Boldini (en bleu : La divina.).
Oh oui, Boldini, un noir d’une profondeur enivrante aussi !
En matière de robes bleues, je devrais recommencer un ancien article, il y en a de fantastiques … mes préférées sont, je crois, celles de Ingres.