Atelier de Rogier van der Weyden, Homme lisant, Saint Yves, 1450, NG Londres, notice
Ce matin dans l’atelier d’écriture, nous avons fait courir notre stylo parmi les if. Une forêt de mots en if devait être le corps constitutif de nos textes, sur l’exemple de la chanson d’Etienne Daho, en duo avec Charlotte Gainsbourg :
If, if, avec des si , que ne ferait-on pas !
Nous avons d’abord rassemblé tous les mots dans un tri sélectif et nous étions loin du sous-effectif, mais nos écrits risquaient le genre maniaco-dépressif ou dormitif !
Les plumitifs que nous sommes ont ainsi rédigé en dix minutes des paragraphes imaginatifs, inoffensifs, loin des poncifs, autant que possible non rébarbatifs !
Personnellement, j’ai exploité le filon des déclinaisons, car je pensais à une autre chanson …
Voici mon poème hâtif :

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Rosa, floral nominatif
Jardin imaginatif
Rosa, élégant vocatif
Bonheur impulsif
Rosam, craintif accusatif
Admiratif serait l’adjectif
Rosae, vif et génitif
Du bouton inventif
Rosae, datif affectif
Soleil fugitif
Rosa, cruel ablatif
Sécateur abusif
Un vrai répulsif
Rosae, pluriel décoratif
Parfum jouissif
Rosae, pétales excessifs
Exercice récitatif
Rosas, chou expansif
Elève rétif
Rosarum, cas explosif
Cerveau poussif
Rosis, le ton décisif
Narratif, lénitif ou vomitif
Rosis, souvenir primitif
Paradigme émotif
Jacques Brel expressif.
Ecoutons le tango des collèges ici
Saint Yves, parce que le prénom aurait même racine que l’arbre, l’if !

ah j’aime beaucoup !
jouissif !
et pas rébarbatif…
Que de superlatifs instructifs imaginatifs pour Rosa magnIf…
lol ! Pour te répondre, voilà un gif !