Précieux coquillages du XVIIème siècle

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    Balthasar van der Ast, Nature morte aux coquillages, vers 1630, Centraal Museum Utrecht, notice et commentaire.

Ramenés par la compagnie des Indes Orientales, et aussi par la compagnie des Indes occidentales, les coquillages exotiques furent au XVIIème siècle considérés comme de précieux objets de collection, et au début du siècle surtout, comme toute nouveauté, ils se vendaient très cher.
Les collectionneurs, qui les conservaient jalousement, demandaient souvent à des artistes de peindre leurs trésors.

Les peintres les plaçaient dans des natures mortes au côté d’autres objets et de végétaux, les coquillages seuls en motif principal étaient plus rares, et Balthasar van der Ast devint le plus important peintre néerlandais de coquillages avec de petits formats.

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Rembrandt collectionnait aussi les coquillages, et celui-ci, unique dans son oeuvre gravé et très célèbre, est représenté en grandeur nature avec une très grande finesse d’observation.

Un autre peintre de coquillages s’est rendu célèbre à la toute fin du XVIIème siècle, c’est Adriaen Coorte, que j’avais présenté ici. Le Louvre possède deux tableaux, les revoici :

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    Adriaen Coorte, Cinq coquillages sur une tranche de pierre, 1696, musée du Louvre, notice et commentaire.

Coorte a poussé à l’extrême le raffinement du détail.
Joyaux de la mer harmonieusement ciselés.

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    Adriaen Coorte, Six coquillages sur une tranche de pierre, 1696, musée du Louvre, notice.

On comprend que ces espèces, découvertes par les marins embarqués vers de si lointaines contrées, suscitèrent alors un engouement exceptionnel. Nous sommes moins étonnés aujourd’hui, et certainement plus admiratifs devant les oeuvres d’art qu’elles ont engendrées.

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    Jacob de Later, Douze coquillages, gravure d’après Maria Sibilla Merian, 1705, Rijksmuseum Amsterdam, notice.
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