Au coeur de la conchyliologie

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      Côté coeur ♥

      Côté pile ou face

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La coque porte bien son nom latin cardium, considérée sous un certain angle, elle présente une forme de coeur.

Elle peut entrer dans la catégorie coeur de mon blogue !

Et si cet été nous cherchions le coeur caché des jolies choses ?

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Ce coquillage est plus étonnant encore de profil.
Il se brode de lignes concentriques comme les motifs de coeurs dessinés dans les arts et traditions populaires de la Bretagne.

Je l’ai bien trouvé en Bretagne, mais pas sur la plage, dans une brocante !

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L’idée de chercher un coeur dans les coquillages ne vient pas de moi, elle est très ancienne, et fut déjà décrite au XVIIIème siècle.
Le site Gallica de la BnF permet de feuilleter un ouvrage intitulé

    « L’histoire naturelle éclaircie dans deux de ses parties principales : La lithologie et la conchyliologie« 

édité en 1742 par De Bure, Société royale des Sciences de Montpellier.

Voici la page des coeurs. On peut zoomer pour mieux voir les détails des gravures.
Les flèches sur la droite permettent de tourner les pages.

L'histoire_naturelle_éclaircie_dans_deux_[...]Dezallier_d'Argenville_btv1b8623259b (5)

Par ailleurs je n’aurais pas recherché dans Gallica cet ouvrage foisonnant si’il n’avait pas été cité dans un livre que je suis en train de lire et qui me plaît beaucoup :

51d+Ikl8wZL._SX350_BO1,204,203,200_ Nadine Ribault, Carnets de la Côte d’Opale, éd. Le Mot et le Reste, janvier 2016.

Ce petit livre dit tout le mystère de la mer balayant la côte vers le Cap Gris Nez, sous le ciel infini infusé d’une lumière d’or typique de cette contrée du nord de la France.

L’écriture séduit, surprend, enchante comme ces coquillages si variés que les grandes marées laissent entrevoir.

L'histoire_naturelle_éclaircie_dans_deux_[...]Dezallier_d'Argenville_btv1b8623259bNadine Ribault a créé elle-même un collage pour la couverture à partir d’une planche du livre d’histoire naturelle de 1742.

Un petit extrait :

      « Les bâches brillaient, métalliques, vives et trop présentes désormais : avaient-elles seulement existé, ces bâches discrètes d’eau salée mauve et satinée des heures précédentes, ces assemblées de robes blanches étalées sur le sable ?
      Il était possible, par cette matinée d’été, de monter les quelques marches qui menaient à la plateforme d’observation, au dessus du poste de secours d’Hardelot, et de venir prendre appui à la balustrade pour contempler, délaissant enfin ce monde du bourrage-de-crâne, l’infini des ouvertures attractives« .

Les bâches, ces mares d’eau tiède oubliées par la mer à marée basse, ne portent pas ce nom sur les plages bretonnes qui s’y prêtent parfois (pas partout) par leur géographie plane, mais elles m’émerveillent toujours, miroirs du ciel et baignoires idéales pour les petits enfants en été.

Ce livre très poétique de Nadine Ribault est un coup de coeur !

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