Des confitures et une gelée

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Des fruits dans la cuisine …

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Du bruit dans la cuisine … je joue du piano debout, et m’exerce tous les jours !

null je travaille de concert ou de conserve …

Ma partition … null

Je dirige les cuivres également,

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comme Mozart, qui jouait du piano tout en dirigeant l’orchestre.

Non, je ne me prends pas pour Geza Anda, qui, en jouant les concertos de Mozart, dirigeait l’orchestre à partir de son piano aussi, je mets simplement en pots tout ce que la nature généreuse offre en été, besoin de conserver, garder le plus longtemps possible ces dons merveilleux, comme Meléndez qui a mis en toiles tout ce que l’Espagne produisait de savoureux pour les yeux et le palais.

null Luis Meléndez, Nature morte avec melon et poires, vers 1770, MFA Boston, notice du musée

Ah, les peintures de Meléndez ( revoir ici ) ont une saveur exceptionnelle, leur poésie m’enchante, alors que la peinture espagnole présente souvent à mon sens une certaine dureté du trait et des couleurs qui me gène un peu. Chez Meléndez la précision devient magique et fascine. Voici un tableau admirable qui correspond bien à mon travail du moment :

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    Luis Meléndez, Nature morte avec une boîte de gelée et un rafraîchissoir, 1770, musée national du Prado Madrid

A l’époque apparemment, la gelée de fruit n’était pas coulée dans un pot de verre ébouillanté puis scellé de paraffine ou cellophane, elle se présentait dans une boîte en bois, et celle-ci semble être une gelée de mûres.

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Reflet blanc, vibrant et fragile, du torchon de coton dans la fine gelée noire et lisse, croûte rugueuse, dorée du pain et du bois, miroir argenté de la vaisselle, les jeux de lumière et de matières sont savants et se répondent comme des notes de musique.

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Prouesse des jeux lignes, courbes, harmonieuses, mélodiques …

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Meléndez compose à partir d’objets simples un poème de toute beauté, très personnel et bien différent d’un Chardin ou d’un Heda par exemple, si beau qu’on laisse volontiers brûler la confiture dans la bassine pour le contempler !

Une traîne d’étoiles

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Edward Robert Hughes ( 1857-1914 ) Night with her train of stars, aquarelle, 1912, museums and art gallery Birmingham, notice du musée sur cette page

Nuit bleue, nuit ailée, étoilée comme une fée, nuit rêveuse et mélancolique. Cette nuit emporte un enfant, pour son sommeil, un long sommeil ? Les oiseaux ressemblent à des feuilles mortes. Nuit automnale, nuit de mort peut-être … ?

Hughes, peintre anglais, préraphaélite et symboliste, a puisé le titre de son aquarelle dans le poème de W.E. Henley intitulé Margaritae sorori.

Moment gracieux d’internet, on clique sur une image belle et mystérieuse et on découvre un très beau poème.
Je ne parle pas anglais, cependant ce poème m’a semblé magnifique, serein, avec une pointe de tristesse , un poème en camaïeu de bleus :

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A late lark twitters from the quiet skies:
And from the west,
Where the sun, his day’s work ended,
Lingers as in content,
There falls on the old, gray city
An influence luminous and serene,
A shining peace.
The smoke ascends
In a rosy-and-golden haze. The spires
Shine and are changed. In the valley
Shadows rise. The lark sings on. The sun,
Closing his benediction,
Sinks, and the darkening air
Thrills with a sense of the triumphing night
Night with her train of stars
And her great gift of sleep.
So be my passing!
My task accomplish’d and the long day done,
My wages taken, and in my heart
Some late lark singing,
Let me be gather’d to the quiet west,
The sundown splendid and serene,
Death.

W.E. Henley ( 1849-1903 ) Magaritae sorori

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Le soleil se couche et la nuit se lève au chant de l’alouette dans une paix étincelante. J’ai appris que Henley eut le malheur de perdre sa fille prénommée Margaret et âgée de cinq ans. Le poète fait son deuil et cherche la sérénité sans doute.

C’est l’automne pour les hortensias du jardin, les bleus s’évanouissent en tons grisés, perlés, et forment des vagues d’étoiles.

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Petit à petit l’été fond

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Voici que la saison décline

Voici que la saison décline,
L’ombre grandit, l’azur décroît,
Le vent fraîchit sur la colline,
L’oiseau frissonne, l’herbe a froid.

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Août contre septembre lutte ;
L’océan n’a plus d’alcyon ;
Chaque jour perd une minute,
Chaque aurore pleure un rayon.

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La mouche, comme prise au piège,
Est immobile à mon plafond ;
Et comme un blanc flocon de neige,
Petit à petit, l’été fond.

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Victor Hugo

L’été prend des couleurs de sable et coule sa tiédeur mélancolique entre nos doigts. Août dilue son ardeur, les couleurs se lavent, se voilent, tout s’adoucit et septembre naissant pique déjà les fleurs de rousseurs, c’est beau comme ce sobre et doux poème de

Victor Hugo null

Fin de l’été, prendre la vie en vieux rose et ne pas prendre garde à la douceur des choses …

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Fafbook

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Nostalgie de femme au foyer ( faf pour les initiés ), amour des traditions domestiques, passion pour le linge et les ustensiles d’antan ? Peut-être .
Mon pseudo n’est pas grillon du foyer pour rien, j’aime profondément les arts, et les arts ménagers tout particulièrement.
Je n’ai toujours pas trouvé l’intérêt de facebook en ce qui me concerne, mais ce que j’appelle les fafbooks me passionne !

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Les principales bibles de la faf furent  » Le Larousse ménager « , qui fut plusieurs fois réédité et dont l’origine date de 1926, et «  La maison rustique des dames  » rédigée par Madame Millet-Robinet en 1880 et maintes fois rééditée.

Mon Larousse ménager date de 1926 et ma Maison Rustique de 1911.
Quel plaisir de compulser ces pages pleines de bon sens, tendrement désuètes parfois, instructives souvent, abondamment illustrées, d’un charme ancien qui stimule la faf d’aujourd’hui réalisant qu’elle peut faire aussi bien sans fatigue, grâce à la moderne externalisation de ses forces et compétences physiques !

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La maison rustique, en deux tomes bien illustrés, n’a pas la forme d’un dictionnaire, elle traite de toutes les préoccupations de la maîtresse de maison vivant à la campagne, donc possédant un jardin et une basse-cour. Elle donne de nombreuses recettes de cuisine, confitures et réjouissances gastronomiques, ainsi que des leçons d’hygiène, de couture et entretien de la maison, du jardin, des volailles …

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Parmi les centaines de conseils délicieusement prodigués, j’y ai trouvé une marque existant encore de nos jours :

Liebig, célèbre chimiste de Munich, a trouvé moyen d’utiliser les chairs des animaux sauvages de l’Amérique méridionale, que l’on tue pour la vente de leur peau. Il a fait son extrait de viande, excellente préparation qui se vend en pots accompagnés d’une instruction sur la manière de s’en servir. Cette préparation, qui se garde indéfiniment, peut être employée en une foule de cas dans la cuisine pour remplacer les jus ou les coulis, ou pour améliorer économiquement, d’une manière remarquable, divers ragoûts de viande ou de légumes. J’indiquerai assez souvent l’emploi de cet extrait de viande, qu’on appelle communément du Liebig

Madame Millet-Robinet nous donne le feu vert pour remplacer le bouillon qu’on n’a pas eu le temps de préparer par du Liebig.
Je n’ai hélas qu’une vieille boîte de bouillon Kub pour illustrer ce passage, j’aurais pu aussi prendre une bouteille de  » soupe populaire  » comme ça m’amuse de dire, du Viandox populi ! lol !

null Je reviendrai sur ce sujet, car je passe mon temps en cuisine ces temps-ci, à faire des confitures 🙂 !

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Jade et Anna

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Un petit livre m’a été offert il y a deux semaines. Oh, la joie de recevoir quelques bonnes feuilles à brouter savoureusement dans le jardin par un bel après-midi d’été !

Jade et les sacrés mystères de la vie de François Garagnon ( édition Monte-Cristo ).

Petit livre des choses intimes de l’esprit, délicieux à lire parce qu’un peu de tendre spiritualité dans notre monde de brutalité ne nuit pas.
Jade est une petite fille au doux prénom extrême-oriental qui profile son ombre chinoise sur des pages bien écrites, au long desquelles elle raconte sa recherche et sa compréhension de Dieu.

Lecture apaisante, nourrissante, mais … elle a rapidement fait naître chez moi un goût de déjà lu.
C’est décevant de commencer un livre en se disant qu’on le connaît déjà.

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En 2005, j’avais découvert les aventures d’Anna racontées par Fynn.
Anna et Mister God ( édition du Seuil ) fut pour moi un éblouissement.
Je m’empressai de lire la suite, le Cahier d’Anna, j’en avais parlé dans ce blogue en 2006.
Je rappelle rapidement sa présentation : comme Jade, une petite fille, Anna, explique sa philosophie de Dieu, et l’on ne peut s’empêcher de penser à un troisième enfant, Le Petit Prince.

Les ressemblances sont si troublantes entre Jade et Anna, qu’on se demande si François Garagnon n’a pas été inspiré en 1996 par l’auteur anglais, Fynn, dont les récits furent publiés en 1986. L’auteur de Jade ne le dit pas, il a écrit peut-être sans le savoir dix ans plus tard une french version d’Anna.
La vivifiante fraîcheur d’Anna, sa spontanéité pétillante, son émouvante, désarmante et poétique simplicité, ne se retrouvent pas chez Jade, plus mûre et travaillée, maniérée, un brin sophistiquée à mes yeux.
Anna serait philosophe et Jade sophiste, peu importe, la découverte de l’un ou l’autre ouvrage est un bonheur réconfortant.

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Au choix pour la rentrée, deux lectures légères et de couleurs célestes …
couleur vert Jade comme les yeux de mon Kiki-la-Doucette

ou rose-Anna null

Un dessert rose

null Le jardin chaud

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Le jardin chaud, repu de soleil, accablé
De trop de jour, s’affaisse. Et les roses, en touffes,
Manquant d’air, à l’étroit dans leurs parfums, étouffent.
Un rosier feu met des carmins acidulés
Dans le grenat béat des pivoines bourgeoises.
Là sont les roses thé qui sentent la framboise.
Et voici, dominant, les couleurs, les odeurs,
La rose rose, belle avec tant de splendeur
Qu’auprès d’elle on se sent l’âme plus roturière.

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L’arrosoir sec fait regretter le jardinier.
Aveuglé par tout ce tapage de lumière,
On voudrait s’abriter du ciel et des rosiers …
Mais déjà Marthe a préparé, dans la cuisine
Où les carreaux lavés à grande eau sont mouillés,
Des fraises frais cueillies, du lait et des tartines …
Et mis à égoutter sur des claies les caillés.

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Paul Géraldy, recueil Vous et moi, 1960

Le soleil de midi écrase les fleurs, les couleurs, les reliefs, heure trop sèche pour la photographie, mais voilà, pour le déjeuner aujourd’hui, nous avons dégusté des fraises remontantes et du fromage blanc … j’ai trouvé ce poème de Géraldy pour évoquer ce petit moment de gastronomie, mais c’est surtout à Proust que je pense, et … 🙁 pardon à ceux qui n’apprécient pas cet auteur …

Après avoir mangé un biscuit rose, Jean écrasait des fraises dans un fromage à la crème jusqu’à ce que la couleur fît toutes les promesses que traduirait dans un instant le goût rêvé et obtenu. En attendant, il remettait des fraises et de temps en temps un peu de crème, dans des proportions définies, avec des regards mêlés d’attention et de plaisir, toute l’expérience d’un coloriste et la divination d’un gourmand.

Marcel Proust
, Jean Santeuil

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C’est amusant de prendre son assiette pour une palette et d’y mêler le plaisir des saveurs et des couleurs !

Histoires de bêtes

null Lors d’une brocante cet été j’ai rencontré Colette, mon amie Colette, l’amie des bêtes, l’amie poète, l’amie de Toby-Chien et Kiki-la-doucette.

Il n’y a pas de grand Eté sans la récolte de quelques brins de lavande au jardin et de coquillages nacrés sur la plage, ou sans une fleur serrée dans un livre et la lecture de bienfaisants récits de Colette.

Ce petit livre jauni date de 1917, madame Colette Willy, ainsi s’appelait la future grande Colette.

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Mon coeur a fait une pirouette quand j’ai ouvert ce petit volume et l’ai acheté pour quelques cacahuètes, non pas pour le texte que j’avais déjà dans ma bibliothèque, mais pour ses dessins, pleins de malice et de tendresse, aussi spontanés et expressifs que le bull bringé et le chat des Chartreux de Colette.

La préface de Francis Jammes commence ainsi :

Il semble parfois que l’on naisse. On regarde. On distingue alors une chose dont le dessous des pieds a l’air d’un as de pique. La chose dit : oua-oua. Et c’est un chien. Or on regarde à nouveau. L’as de pique devient un as de trèfle. La chose dit : pfffffff. Et c’est un chat.

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En vétérinaire des lettres, fin psychologue du monde animal, Colette écrit et décrit ses bêtes avec un bonheur aimant d’animal repu et jouisseur.
Ces dialogues sont d’une si grande délectation que j’ose à peine raconter moi-même ma petite histoire vécue ces jours-ci …

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Un matin de la semaine dernière, mon mari s’éveille et s’apprête à se lever, se redresse dans son lit et pose ses pieds sur la carpette comme tout humain passant en position verticale. Ah, ouh, il ressent soudain au bout de sa jambe une sensation de masse froide qui tressaute …
Mon homme se penche, écarquille les yeux, ses deux pieds étaient à deux doigts d’écraser un crapaud ! L’effet de surprise apeurée était partagé, la bête, sauve mais affolée, sauta se réfugier sous le lit.
Nous avions passé la nuit en compagnie d’un de ces gentils batraciens bienfaiteurs des jardins. C’est en raison de cette qualité que la froussarde que je suis n’a pas peur de ces étranges créatures … du moins, pas d’une façon démesurée, je n’irais tout de même pas jusqu’à dormir avec ce joujou caoutchouteux et bondissant sur mon oreiller !

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Nous avons tiré le lit, attrapé la bèbête et hop, l’avons relâchée dans le jardin. J’ai oublié de préciser que notre chambre est au rez de chaussée de la maison et sa porte-fenêtre ouvre sur le jardin et tous ses occupants.
Le lendemain soir, alors que nos pensées amphibies s’étaient totalement dissipées, la surprise s’est renouvelée . Notre crapaud était là, au pied du lit !

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Chaque soir désormais, je veille à repousser doucement vers la pelouse notre petit ami vert-de-gris qui semble nous vouer une sautillante amitié.
Ah, je ne suis pas Colette, mais de ce gentil crapaud une petite histoire j’en fis bien ! ( lol 🙂 )

Le questionnaire, 8

Your favorite heroes in fiction , mes héros dans la fiction :

Marcel Proust a répondu : Hamlet

Réponse de Grillon : Evgeni Onegin

Mes héros de fiction sont des antihéros, victimes d’un romantisme poussé jusqu’à l’absurde.
Des êtres en plein mal-être, et qui se demandent to be or not to be ? comme le héros favori de Marcel Proust ! Des êtres qui ne se comprennent pas eux-mêmes et sont mus par des forces qui les dépassent. Je les préfère à des héros qui sont promus par des forces qu’ils maîtrisent !

Ainsi Eugène Onegin est le plus romantique des héros, agissant toujours contre son gré, refusant l’amour quand il se présente, le déclarant désespérément quand il est trop tard.
C’est de la fiction, rien que de la fiction, et j’aime y rencontrer une certaine fatalité.

J’aurais pu choisir monsieur Darcy, le héros d’Orgueil et Préjugés, que j’admire pour sa franchise et sa maladresse, sa manière catastrophique d’aborder la femme qu’il aime, mais il garde malgré tout les pieds sur terre, il est rationnel et c’est là qu’on voit la différence entre un écrivain des Lumières, Jane Austen, et un auteur romantique, Pouchkine.

Mes héroïnes favorites dans la fiction :

Réponse de Proust : Bérénice

Proust a bien sûr choisi une héroïne de Racine. Elle se trouve dans une situation tragique et ne peut pas épouser l’homme qu’elle aime. Je l’ai enfin lue le mois dernier, Bérénice, et foi de Grillon, cette courte pièce vaut vraiment la peine d’une relecture !

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Réponse de Grillon : Bridget Jones

Bérénice est une héroïne plus noble que Bridget, j’en conviens …
Des amis, à qui j’avais demandé s’ils avaient vu le film, m’avaient répondu qu’ils trouvaient cette Bridget tellement idiote qu’ils avaient honte pour elle. Et j’eus honte pour moi, de mon propre engouement pour cette antihéroïne.

Bérénice représente un héroïsme mélancolique dans la résignation et le déchirement, c’est très pouchkinien aussi , non ?
L’étoffe du héros pour Bridget Jones, c’est le lycra de la petite culotte, mais on l’aime telle qu’elle est.
Elle est généreuse, naïve, ingénue, originale, elle reconnaît ses faiblesses et ses erreurs, assume dans la douleur ses différences.
C’est une forme d’héroïsme aujourd’hui que de vivre sa surcharge pondérale et ses carences intellectuelles alors que l’idéal féminin est son contraire, un cerveau brillant dans un corps de sirène.
Bridget incarne un héroïsme de l’incertitude, c’est reposant et rassurant des héros comme ça !

Le Papillon

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    Shiam, Ecole moghole, vers 1600, gouache sur papier, musée Guimet Paris

Le papillon

Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur,
Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
Voilà du papillon le destin enchanté!
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté!

Alphonse de Lamartine, recueil : Nouvelles méditations poétiques

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Ah Lamartine, sa poésie a la grâce d’une aurore, d’un paon, d’une noctuelle, ses vers soyeux semblent naître d’une chrysalide comme une nymphe aérienne.

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Jules Renard a écrit quelque chose d’ infiniment charmant à propos du papillon :

Le papillon. Ce billet doux plié en deux cherche une adresse de fleur.

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Les papillons reviennent dans nos jardins. Délicats messagers d’une nature qui se porte mieux. Belle nature à nouveau légère et papillonnante.

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Ils se faisaient plus rares, même les buissons de queues de renard n’agrémentaient plus leurs panaches mauves de ces âmes de soie colorée. Ils virevoltent à nouveau et donnent aux jardins une belle insouciance.
Caléidoscopes de l’été !

( J’ai trouvé ces photos de british butterflies dans le site de Country Living )

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